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Samedi 14 juin 2008


J’ai regardé le ciel et n’ai vu que du vide
L’immensité sans fin et les trous noirs avides
Les âges ont disparu dans la farce du temps
Les espèces ont vécu et périrent à l’instant.



Sur un tas de cailloux nos années misérables
Imbus de conscience d’une vie improbable
Des êtres infimes gavés de religion
Compteurs de leur destin ultimes papillons.


J’ai regardé le ciel l’espoir m’est revenu
Conquérir les étoiles et accéder aux nues
Puisque l’homme est conscient l’espérance subsiste
Les enfants des enfants suivent la bonne piste.


La Terre est un relais dont le ciel est la voie
D’une engeance inspirée animée d’une foi
Salvatrice de l’Homme insolite accident
Envahisseur du ciel de l’espace et du temps.




6 juin 2008

Par Maxy_mome - Publié dans : mes-mots
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Jeudi 6 septembre 2007
 
Femmes de poésies, avatars de Roxane
Ne vous lassez-vous pas des pauvres bouts rimés
Des mièvres délires de poètes grimés
Qui toujours braient l’amour comme de pauvres ânes ?
 
Ne souhaitez-vous pas de plus belles histoires
D’un amant idéal riche et attentionné
Amoureux attentif dévoué à votre gloire
Tel le prince charmant de vos jeunes années ?
 
Que vous chaut les écrits des barbons virtuels
Dont le seul mérite n’est que le choix des mots
Ils n’ont que souvenir des prouesses sensuelles
Un vitrail de verre remplace les émaux.
 
Mais passe aussi le temps sur les désirs charnels
Le quotidien lassant prend le pas sur l’amour
Même vous, même toi apaise la rebelle
Les émois passagers remplacent le toujours.
 
Et nous nous installons dans les fauteuils usés
Rêvant au souvenir des excès érotiques
L’envie toujours présente mais l’âme reposée
Le rêve au creux du corps et l’esprit extatique.
 
Par Maxy_mome - Publié dans : mes-mots
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Mercredi 11 juillet 2007
 
Il y a fort longtemps nous étions militaires,
Nous fêtions dignement un double anniversaire
Une caisse de bière sous un soleil de plomb
Et voilà deux marins qui roulent sur le pont.
 
Consommer dans l’ivresse ses vingt ans loin des siens
Provoque l’amertume au souvenir chagrin
Une vie est passée depuis cet épisode
Et le copain est mort. Souvenir incommode
 
A chaque mois de juin au solstice d’été
La fête prend un goût de rappel endeuillé
La succession des ans marque d’autres exils
Le lien de mes amis perd chaque année un fil
 
Je renforce le mien soudé à ma famille
Noué à l’existence à l’amour de mes filles
Et les brins recollés par une femme aimante
Je poursuis mon chemin à travers la tourmente
 
Mes frères disparus un à un chaque jour
Me rappellent parfois que plus proche est mon tour
Comme Zangra j’attends l‘ennemi qui approche
Et c’est l’inanité que mon esprit accroche.
 
 
Par Maxy_mome - Publié dans : Emotions
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Mercredi 11 juillet 2007
 
Et après, disais-tu, c’est quoi, après la suite !
Déjà impérative, et je devais poursuivre
Le conte improvisé, créé à la va-vite
Pour t’endormir enfin, dans le noir, sans un livre.
 
Ma fille, mon enfant, pourquoi es-tu si grande ?
Quel est donc mon péché, le temps passe trop vite
Mon amour est tout neuf, si jeune, et tu demandes
Un grand vent pour tes ailes. Et déjà tu me quittes.
 
Comment peux-tu savoir tout ce qu’il faut pour être
Dans cette grande ville assez bien préparée,
Tu es trop jeune encor. Je ne veux pas paraître
Retenir ton essor ou plus, t’accaparer.
 
Ton sommeil d’enfant, c’était avant-hier
Te souviens-tu des rois, des princes et des chevaux
Des bons et des méchants qui tombaient en prière,
Des cités mythiques, des diables en travaux.
 
Que n’ai-je pas compris que tu fuis la maison
Sommes-nous donc si vieux pour créer ta famille ?
Tant d’années sont passées. J’en crois pas ma raison
Qu’allons-nous devenir, si tu t’en vas ma fille.
 
Ce n’est pas Dieu possible ! Allons ce n’est qu’un rêve,
Ce cauchemar n’est pas, tu ne vas pas partir,
Regarde le matin, un nouveau jour se lève,
La porte est bien fermée, tu ne peux pas sortir !
 
Tout est passé si vite et je n’ai plus de temps
Pour te donner encor et encor mon amour
Tu pars et nous pleurons ; il a fait beau pourtant
Ta mère et moi allons au jardin faire un tour.
 
 
 
 
mars 2005               
Par Maxy_mome - Publié dans : Emotions
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Vendredi 8 juin 2007

 

Que pense le papier des mots brodés de noir ?
« Ah ! j’étais un arbre ma vie était plus belle
Les peintres m’admiraient à l’huile ou l’aquarelle
Je trônait dans un champ, de loin on pouvait voir
 
Dans mon vert feuillage, les oiseaux du terroir
Pépiant à l’envi, l’été était propice.
Puis quand venait l’hiver au creux de mon tronc lisse
Se cachait l écureuil du froid venu le soir.
 
Le paysan vieilli pour payer sa retraite
Vendit mon entourage à un grand bâtisseur
Qui me fit arracher pour le plus grand bonheur
 
Des habitants du lieu. On me coupa la tête
Mon corps fut débité et réduit en copeaux.
Ma fibre est le papier où s’inscrivent vos mots »
 
 

Juin 2005

Par Maxy_mome - Publié dans : mes-mots
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